Des machines moins chères, des produits moins chers ?
Le lien entre automatisation et prix dépend de la concurrence, des coûts hors travail et du rythme d’ajustement de l’économie.
Une baisse des coûts du travail ne se traduit pas nécessairement par une baisse équivalente du prix final.
De quoi se compose un prix ?
Le prix d’un produit reflète le travail, le capital, l’énergie, les matières premières, la logistique, le financement, les impôts et la marge. L’automatisation peut réduire certaines composantes tout en augmentant les investissements dans les infrastructures et l’informatique.
La concurrence détermine la répercussion
Sur un marché concurrentiel, les économies de coûts peuvent être transmises plus rapidement aux consommateurs. En présence de barrières à l’entrée ou de pouvoir de marché, une partie peut rester dans les bénéfices des entreprises.
Et les services et le logement ?
Même si certains logiciels et services deviennent moins chers, le logement, le foncier, les infrastructures et l’énergie peuvent rester limités par l’offre. Il faut donc distinguer le prix d’un produit donné de l’indice de l’ensemble du panier de consommation.
Qu’examine MacroVision ?
Le modèle intégré examine des trajectoires de productivité, de prix et de salaires ; les tests d’investissement examinent comment le stock de capital et le financement peuvent contraindre la trajectoire. Ce sont des hypothèses de simulation, et non une mesure de baisses de prix futures.
Limites
Il ne s’agit pas d’une prévision d’inflation ni d’une estimation du taux de répercussion des coûts sur les consommateurs. Des données sectorielles, la structure de la concurrence et le coût du capital sont nécessaires pour calibrer un tel mécanisme.
Sources et transparence
Cette publication présente les recherches existantes dans un langage accessible. Son exemple comptable et ses scénarios ne constituent ni des prévisions officielles ni des recommandations d’investissement.
Qu’en pensez-vous ?
Selon vous, dans quel secteur la baisse des coûts atteindra-t-elle les consommateurs en premier ?